"Tu lui parles, il ne te répond pas. Seul son regard glacial balaie ton visage d'une brise glacée, indifférent. Tes paroles ? Elles ne sont rien. Elles se répercutent sur le mur de silence qu'il s'est bâtit. Tu hurles, tu hurles si fort que tu en pleures. Il ne te voit pas. Tu n'existes pas. Il te mure dans son propre silence. Ce silence, tu le haïs. Il te ronge, et il te fait mal. Ce silence hurle dans tes oreilles. Elles saignent. Elles saignent ta peine et ta douleur.
Tu agites les bras. Il ne te voit pas. Tu es seule. Seule, pathétique. Tout n'est que mascarade. Tu coures vers lui, et tu percutes de plein fouet devant son mutisme. Tu t'effondres, les mains écorchées, les yeux embués de larmes et de rage. Plus solide qu'une forteresse, son mutisme t'éloigne de plus en plus de lui. Il ne daigne pas t'accorder de regards. Tu n'existes pas. M'entends-tu ? TU N'EXISTES PAS, pauvre sotte. Jamais il ne t'as vu. Tu es enfermée dans une cage. Cette cage, tu te l'es construite avec ta bêtise, ta candeur. Il ne fait que rajouté quelques barreaux de plus. Tu n'existes pas. Tu n'existes pas et il ne te voit pas. Il ne te veut pas. Tu te bats avec le fantôme de tes sentiments. Regardes, tu meurs, pauvre folle. Il te détruit, lentement. Il y prend plaisir. Il te torture. Tu hurles ? Mais il ne t'entends pas, idiote. Tu hurles, tu pleures, tu agonises. Il te tue, avec une violente nonchalance. Il te te tue. Non, plutôt. Tu t'es tuée. Pire que d'être détestée. Etre ignorée. "